fatalisme

Au bout d'une allée
un jardin tout blanc
que vient éclairer
une pleine lune d'argent
je n'ose pas entrer
j'en meurs d'envie pourtant:
à force d'avoir envie
on devient plus prudent ...

Au coin d'une ruelle
une belle silhouette
s'arrête et me regarde
des pieds jusqu'à la tête
quand je lui souris
elle reprend sa trotte:
dans un monde de zombies
pas de place pour les poètes ...

Dans une taverne
devant un verre
je crois t'apercevoir
sans vraiment y croire
dans ces vapeurs d'éther
où j'enterre ma misère:
tant d'années sont passées
et pourtant je t'aime encore ...

Dans une décade ou deux
quand je serais plus vieux
penserais-je toujours à toi
avec autant d'amertume
ou serais-tu dans mes bras
pour ne jamais les quitter ?
mais qui veut la carotte
supporte le baton ...

 

 

1881 (17/02/2010)



15/08/2012
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 4 autres membres

 
Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs