Persécution

Je sais que tu es là, tapi dans la pénombre.
Je sais que tu me vois, et que tu veux le faire savoir.
Je ne te dois rien, et pour cause je n'ai pas peur de toi.
Je n'ai plus peur de personne.

Dans la tempête de mes angoisses, tu serais à peine une éclaircie.
Au mieux une accalmie, comme la mort ; au pire une boutade à deux sous.
En moyenne tu ne vaudras même pas le silence, en filigrane sous les rugissements de mes maux.
Mon âme a la parole libre (c) ! Et que viennent tes messes basses lui dire la réplique.

Je sais que tu es là, tapi dans la pénombre, mais la nuit m'appartient.
Je la connais sur le bout du regard, jusqu'au jour de sa génèse.
Je lis son histoire, dans la dentelle sur sa cape décorée.
La nuit est mienne et tu ne la prendras pas, si je ne te la donne pas.

 

 

1881 (27/01/2010)



05/08/2012
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